• Histoire de Kuldahar

    Histoire de Kuldahar  [dialog.tlk  - ref. 29391]

    La petite vallée de Kuldahar est nichée au coeur de la chaîne de montagne, connue sous le nom d'Epine Dorsale du Monde et située au Nord du continent de Féérune. Ses pics abrupts aux sommets enneigés s’étendent de la Côte des Epées à l’ouest, jusqu’au désert d’Anauroch à l’est, et séparent la région nordique connue sous le nom de Val de Bise, des régions plus chaudes et civilisées situées au sud. Traditionnellement, la route serpentant de la ville frontalière de Luskan, autour de la partie occidentale de l’Epine du Monde, à travers la toundra gelée des Dis-Cités de Dale, représente la seule voix d'accès à Val de Bise. Il existe toutefois une autre route, le défilé de Kuldahar, qui est moins fréquentée en raison de sa dangerosité.

    La route passant par le défilé de Kuldahar se compose d’étroits chemins sinueux, assez large pour des bêtes de somme, mais pas pour des caravanes. Les chemins enneigés et escarpés de ce défilé suffisent déjà à dissuader le plus audacieux des marchands. Les géants et les autres créatures habitant cette chaîne de montagne représentent une menace constante et il est surprenant que quiconque ose emprunter cette route. Ceux qui osent braver les dangers et survivent à leur expédition arrivent dans une petite vallée isolée, située en plein coeur du défilé de la montagne. Au milieu de la vallée, en un endroit froid et désolé où aucune plante ne pousse, se dresse un arbre gigantesque dont la cime s’élève à environ cent mètres au dessus du sol. Cet arbre est une chapelle sacrée dédiée à Silvanus, Père des Chênes, Dieu de la Nature et dieu protecteur des druides. Silvanus planta lui même la graine de ce chêne majestueux, des milliers d’années plus tôt, au moment de la création de Féérune. La chapelle devait témoigner de la force de la nature, de sa capacité à prospérer, même face à la plus grande des adversités. Des générations de disciples de Silvanus s'occupèrent de cet arbre et la chapelle devint finalement une sorte de lieu d’oracle, un lieu mystique où les druides de tout le royaume pouvaient se rendre pour obtenir visions et révélations qui leur permettraient de mieux comprendre l’harmonie entre l’homme et la nature. Les explorateurs n’ont découvert ce défilé et par conséquent la petite vallée qui abrite cet arbre qu’il y a trente ou quarante ans. Des histoires sur la chaleur qui semblait émaner de l’arbre et sur le climat inhabituellement chaud de cette vallée cachée se sont alors rapidement répandues. Les premiers colons ne tardèrent évidement pas à arriver pour s’installer à cet endroit qui semblait béni des dieux.

    Au départ, les druides cherchèrent à protéger ce sol sacré contre les colons. L’archidruide responsable de la chapelle vit leur arrivée comme une atteinte à la sainteté et la réclusion du lieu. Pendant des années, les druides maintinrent les colons à l’écart grâce à des barrières de ronces et différentes astuces de druides qui suscitaient la peur chez la plupart des personnes. Mais en fin de compte, tous leurs efforts furent vains. Ils réussirent bien à maintenir les colons à l’écart de l’arbre, mais ces derniers refusaient toutefois de quitter la vallée. Ce n’est que lorsque l’archidruide Tolben prit la succession de la chapelle, que la situation changea dans la vallée de Kuldahar. Contrairement à ses prédécesseurs, il croyait que la colonisation de la vallée était non seulement inévitable, mais aussi souhaitée par Silvanus. Il était persuadé que les druides avaient eu tort d’éloigner les colons et que le Père des Chênes avait désiré dès le départ que les colons profitent du miracle du Grand Chêne. Lorsqu’il devint finalement archidruide, il mit au point un plan pour accomplir la destinée de ce lieu sacré en formant une union entre les colons et le Grand Chêne. Il pensait que cette union permettrait d’atteindre le but que des générations de druides s’étaient fixé : créer l’harmonie parfaite entre l’homme et la nature. Telles que nous voyons les choses, Kuldahar est un monument à cette vision. L’arbre et la ville coexistent en parfaite symbiose. Il est en effet presque impossible de dire où l’un s’arrête et où l’autre commence.

    Tout comme la petite ville de pêcheurs de Havre du Levant, Kuldahar souffrit de la terrible guerre de 1281, l’année de l’Ame Froide. De violents orages ravagèrent la région et bloquèrent le défilé. Le cercle de chaleur autour du Grand Chêne se réduisit et de nombreux habitants de Kuldahar durent quitter leur maison pour se réfugier dans la ville. Jusqu’à ce que l’expédition de Hrothgar de Havre du Levant arrive pour sauver la ville des forces qui s’activaient dans l’épine dorsale du monde, il semblait que rien ne pourrait empêcher la destruction du Grand Chêne et que la ville finirait enterrée sous une épaisse couche de neige.

    Le corps de Hrothgar's reposerait aujourd'hui dans un vallon du défilé de Kuldahar. Le nom des héros qui l’accompagnaient et l’ont aidé à sauver Kuldahar sont depuis longtemps tombés dans l’oubli, mais personne n’a oublié leurs exploits, ce qui prouve la force et la persévérance des habitants du Nord.

     

    Mémoires de Kuldahar [ref. 27142]

     Le grand chêne de Kuldahar, une ville située au sud-est de Targos, est supposé être un présent du Dieu de la Nature, Silvanus ; son sommet semble toucher le ciel et une vague de chaleur baigne les alentours du grand arbre, protégeant les habitants de la ville des rigueurs du climat. Cet arbre est le symbole de l'harmonie entre la civilisation et la nature et il est vénéré par tous les druides de Féérûne.

    Au cours de l'Année de l'Ame Froide, vers 1281 CV, la ville de Kuldahar fut assiégée par une armée démoniaque descendue des hauteurs de l'Epine Dorsale du Monde ; le grand arbre fut malmené par des vents violents et de fréquentes tempêtes et le cercle de chaleur dont il est l'origine se retrouva fortement diminué, certaines de ses branches les plus hautes s'étant brisées. Ces branches furent alors rassemblées par les habitants une fois Kuldahar sauvée et conservées dans les demeures comme symbole de la résistance de la ville face aux épreuves et à l'adversité. Certaines de ces branches furent même retrouvées dans les Dix-Cités où elles dispensent toujours leur chaleur et les enchantements du grand chêne, devenant par là-même de puissantes armes.

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