• Bois Isolés [ref. 28395]

    Sans la montée au pouvoir du roi barbare Wylfdene et les terribles évènements survenus il y a trente ans lors de sa campagne contre les Dix-Cités, la vile de Bois Isolés serait probablement tombé dans l’oubli dans une grande partie du Nord. A cheval entre les plages rocailleuses de Maer Dualdon et les forêts alpines de Bois Isolés, dont elle tire son nom, la ville de Bois Isolés a l’honneur peu enviable d’être l'habitat le plus au nord de Féérune. La ville est située à l’ombre du Cairn de Kelvin. Ce pic montagneux solitaire sert de barrière et abrite la ville et la forêt contre les vents violents qui soufflent depuis le glacier Reghed. Bien qu’étant abritée, la ville ne bénéficie pas pour autant d’un climat tempéré. Le sol est couvert de neige toute l’année et la nuit la température descend en dessous de zéro.

    Bois Isolés est l’une des Dix-Cités les plus récentes. Il n’y a que quelques années que le conseil lui a reconnu le statut de dixième cité. Il y a huit ans, on ne trouvait aucun village civilisé au nord de Termalaine et les camps de bûcherons tout comme les trappeurs isolés abondaient dans la région autour de Bois Isolés. Lorsque l’auberge du Gibet Siffleur fut créée, quelques personnes commencèrent toutefois à s’installer de manière permanente à Bois Isolés et une petite ville se développa lentement autour de l’auberge.

    Le commerce à Bois Isolés est bien évidement centré sur l’exploitation de la forêt. Il s’agit de la seule forêt respectable de tout Val de Bise (d’où l’origine du nom Bois Isolés) et tout le bois de charpente et les autres produits dérivés des Dix-Cités qui ne sont pas importés du sud proviennent de Bois Isolés. La grande majorité du bois est malheureusement importée du sud, ce qui explique pourquoi Bois Isolés reste une communauté si isolée.

    En raison de sa position, Bois Isolés est exposée aux attaques des tribus barbares vivant dans les plaines gelées qui entourent les Dix-Cités. Ce fut la première ville attaquée par le roi barbare Wylfdene et les tribus unifiées de l’Ours, de l’Elan, et de la Grande Baleine lorsqu’ils menèrent une campagne pour chasser les habitants des régions du nord. Lorsque Wylfdene fut vaincu par un groupe d’aventuriers de Kuldahar, les tribus partirent en déroute et les habitants de Bois Isolés reprirent leurs petites habitudes peu de temps après.

    L’auberge du Gibet Siffleur existe encore de nos jours et les voyageurs qui y passent la nuit ont pris l’habitude de graver leur nom sur l’arbre qui se trouve à l’extérieur.


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  • Légendes du Val de Bise [ref. 28394]

    Les plus grandes légendes peuvent naître du plus modeste des commencements, ce qui est le cas pour le petit groupe d’aventuriers qui commença son périple dans la petite ville de pêcheurs du Havre du Levant, il y a trente ans, en l’an 1281 du calendrier des Vaux. Ces aventuriers venus du sud, en quête d’aventure, se rencontrèrent dans la taverne du Berceau de l’Hiver. Ils furent les premiers à se joindre à l’expédition de Hrothgar pour enquêter sur les problèmes que semblait connaître la ville de Kuldahar, où se trouvait un chêne majestueux de plusieurs dizaines de mètres, apportant une chaleur bienfaitrice à la petite ville qu'il abritait sous ses branches.

    La malchance accablait cependant tout Val de Bise et l’expédition de Hrothgar tomba dans une embuscade dans le défilé de Kuldahar... et ils furent les seuls à en ressortir vivants. Le petit groupe élimina tous les voleurs gobelins qui se trouvaient dans le défilé et découvrit en arrivant finalement à Kuldahar que le Grand Chêne était menacé par un démon inconnu venant de l’intérieur même de la montagne. Ils réalisèrent alors que s’ils ne faisaient rien pour l’arrêter, la ville serait détruite et que tout le nord connaîtrait ensuite le même sort.

    Ce groupe de courageux aventuriers traqua le démon depuis les cryptes de la Vallée des Ombres, jusqu’aux nombreuses ruines du Nord, en passant par la forteresse en ruine de la Main Tranchée et les cavernes remplies de lave de l’Oeil du Dragon. De nombreux passages de leur périple ont été oubliés, mais personne ne doute que leurs efforts ont permis de sauver Kuldahar et les Dix-Cités et de nos jours encore, on conte leurs exploits à Kuldahar et Havre du Levant. Le corps de Hrothgar a été enterré dans un petit vallon près de la ville de Kuldahar, en mémoire du désintéressement dont il a fait preuve en venant à l’aide de ses voisins alors que Havre du Levant connaissait ses propres problèmes.

    On attribut à ces aventuriers d’autres actes héroïques, comme la découverte de l’emplacement de la tombe de Kresselack, le Loup Noir, l’un des généraux les plus méprisés du Nord. Ils ont également découvert de nombreux monastères, dont celui de la Main Tranchée, ainsi que d’autres ruines dont on pensait que le temps et la neige les avaient fait disparaître pour toujours.


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  • Le Coeur de l'Hiver [ref. 28389]

    On confond souvent le Coeur de l’Hiver avec la légendaire gemme Coeur de Pierre, un puissant artefact de divination, servant de coeur à la communauté du grand chêne de Kulmbach. Le Coeur de l’Hiver n’est pas un objet, mais une expression utilisée par les tribus Uthgard du Nord pour parler d’un guerrier ou d’une créature qui n’a plus qu’une seule chose dans la vie : la vengeance ou la haine. Cette expression est fréquemment utilisée pour parler de Wylfdene, le seigneur barbare qui prit la tête des tribus pour mener une campagne contre les Dix-Cités, durant l’année de l’Ame Froide (1281 CV). D’après la légende, Wylfdene déclarait être la réincarnation du shaman Jerrod. Ce dernier s’était sacrifié au cours de l’ultime bataille contre l’archimage Arakon, des centaines d’années plus tôt, et était devenu l’un des plus grands héros barbares. Affirmant que son corps était habité par l’esprit de Jerrod, Wylfdene rallia les tribus du Nord pour reprendre aux méridionaux des Dix-Cités les territoires qu’il les accusait d’avoir envahis. Il établit un grand camp de guerre dans la Descente de Bremen, un étroit canyon dans l’ombre du Cairn de Kelvin et livra plusieurs batailles éclair contre les Nains et les habitants des villes de la région avant qu’un petit groupe d’aventuriers n’arrive dans la ville de Bois Isolés pour négocier une paix entre les Dix-Cités et les barbares. Les négociations furent vaines, mais ils réussirent à vaincre Wylfdene et à sauver les Dix-Cités. De nombreuses personnes pensent que, sans l’intervention de ces aventuriers, les Dix-Cités ne seraient plus que ruines aujourd’hui.

    Personnes ne sait ce que sont devenus ces aventuriers. Ils ont été vus pour la dernière fois à l’auberge du Gibet Siffleur à Bois Isolés, où ils discutaient avec un voyageur Halfelin qui prétendait connaître l’emplacement d’un grand trésor. Peu de temps après, le Halfelin et les aventuriers disparurent et l'on n’entendit plus jamais parler d’eux.


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  • La Saga de la Lame Céleste [ref. 27174]  11HFSTWS.itm (Arme, Espadon)

    La saga de la Lame Céleste est une des légendes les plus racontées par les scaldes du Nord. Elle glorifie la persévérance et la grandeur de l'âme barbare.

    La Tribu de l'Ours fut parmi les premières à subir l'assaut des légions déferlantes d'Arakon l'archimage. Les barbares luttèrent vaillamment mais furent rapidement submergés par les innombrables forces d'Arakon. Hreidgar, l'un des plus anciens chasseurs et guerriers de la tribu, perdit connaissance au cours de la bataille et ne reprit conscience qu'au milieu d'un champ de carnage. Sa femme et ses enfants avaient disparu et sans un mot, Hreidgar ramassa son épée et se mit à la poursuite des hordes d'Arakon, déterminé à récupérer les siens et à venger ses compagnons tombés au champ d'honneur.

    Hreidgar fut l'un des premiers à mettre son épée au service de Jerrod le chaman lorsqu'il unifia les tribus barbares pour stopper la progression d'Arakon et participa à toutes les batailles, même pendant les jours noirs où Arakon fit déverser ses armées infernales sur Jerrod et ses alliés. A chaque combat, Hreidgar et son épée ne faisaient qu'un, hurlant tel le vent en repoussant ses innombrables ennemis... jusqu'à ce qu'ils tombent. Malheureusement, Hreidgar ne trouva nulle trace de sa femme et de ses enfants lorsque Arakon fut finalement vaincu.

    Hreidgar poursuivit néanmoins sa quête et ses voyages l'auraient mené aux grandes falaises du Glacier Reghed au cours de la Saison des Pluies de Lances, puis à la Mer des Glaces Mouvantes où il s'embarqua avec la Tribu de la Grande Baleine et combattit les esclavagistes venus du sud, jusqu'à sa destination finale, la petite bourgade du Bout d'Enholm, où il mit une fois de plus son épée au service des défenseurs contre les hordes de Kresselack le Loup Noir. On raconte que Hreidgar combattit si vaillamment que Kresselack abandonna le champ de bataille en honneur de ce fier guerrier... mais pas avant de lui avoir asséné le coup fatal qui allait mettre un terme à sa vie aventureuse.

    Malgré ses nombreuses blessures, Hreidgar partit alors vers le nord, voyageant sur plusieurs lieues avant de tomber à genoux. Dans un dernier sursaut, le vieux guerrier planta sa lame dans la glace et prononça alors ce qui serait sa propre oraison funèbre. "Que les cieux se déchirent", proclama-t-il, "car mon voyage ici s'achève !"

    Les habitants du Bout d'Enholm retrouvèrent son corps le lendemain, mais ne purent jamais remettre la main sur sa fameuse lame. On raconte que l'épée voyage désormais dans les cieux, montrant leur chemin à ceux qui ont un long voyage devant eux... et les menant jusqu'à leur destination finale.


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  • Valas, le Corbeau Noir [ref. 12621] - 52BOOK89.itm

    Ce grimoire raconte l'histoire de Valas Belaem Del Pharm, le Corbeau Noir et celle du Monastère du Corbeau Noir.

    Le monastère a été fondé en 1181 par un esclave mi-drow qui avait échappé à ses maîtres cruels de l'Ombre-Terre. Pour obtenir sa liberté et rejoindre la surface il avait dû se battre avec pour toute arme ses mains et les chaînes qui le retenaient prisonnier.

    Le nom de ce demi-drow était Valas Belaem Del Pharm : Valas, esclave de Pharm. Pendant son enfance, Valas était un serviteur des Leun, mais en grandissant, il est devenu un jeune adulte svelte et musclé... Alors que la plupart des familles hésitent à s'entourer d'esclaves aussi dangereux, Valas fut perdu dans un pari au profit d'une famille rivale, les Pharm, qui le gardèrent en vie simplement pour contrarier les Leun... Valas devint le plus grand champion des élevages de gladiateurs des Pharm et le meilleur de tout Rilauven, avant de réussir à s'échapper... C'est à cette époque, au fil des nombreuses années passées dans les majestueuses et sanglantes arènes de cette sombre cité, que Valas put développer ses légendaires techniques de combat.

    Le livre raconte ensuite en détails comment Valas s'est échappé pour rejoindre la surface au niveau de l'Epine Dorsale du Monde : la source du Fleuve du Corbeau Noir. Les premiers hommes qu'il rencontra furent les barbares Uthgard de la tribu du Corbeau Noir, au Rocher du Corbeau. Les barbares ne savaient que faire de Valas, qui apparut soudain de nulle part, avec des yeux cramoisis, une peau noire comme ses cheveux, à moitié nu et avec des chaînes ensanglantés pendant à ses poignets. Les plus courageux d'entres eux l'attaquèrent, bien évidemment ... et furent rapidement vaincus. Les barbares pensèrent alors qu'il s'agissait d'un esprit de la guerre venu les punir de leur arrogance et le baptisèrent Corbeau Noir, nom que Valas accepta. Ils durent plus tard attristés, mais néanmoins soulagés par son départ. Valas parcourut le monde sous le nom de Corbeau Noir, combattant l'esclavage et l'emprisonnement partout où il passait (se faisant bien sûr un grand nombre d'ennemis), rassemblant une foule de loyaux disciples et leur enseignant les techniques de combat avant de retourner avec eux vers l'Epine Dorsale du Monde pour y fonder le monastère du Corbeau Noir. Il s'éteignit finalement à un âge assez avancé. Son corps est enterré près du monastère dans une tombe à proximité de la source souterraine du Fleuve du Corbeau Noir. Ainsi se termine son histoire.


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